Dans cette partie du monde, la cuisine vietnamienne fait office d’exception avec sa finesse, sa légèreté, son excellent rapport qualité-prix et son extrême diversité, avec près de 500 plats différents dénombrés. Cette cuisine se distingue de la cuisine chinoise par une utilisation quasi nulle de sauces mais plutôt plus d’herbes et légumes naturels. Elle se distingue des cuisines khmères, thaïes et laotiennes par l’absence d’épices pimentés. Les recettes vietnamiennes sont souvent séculaires et les plus connues sont souvent nées dans les fins fonds des cuisines des familles populaires.
Les deux ingrédients de base de la cuisine vietnamienne sont le riz (d’ailleurs en vietnamien « aller manger » se dit « an com » littéralement « manger du riz ») et le nuoc-mam, sauce résultante de la fermentation de poissons salés.
Les saveurs se reflètent aussi par la diversité culturelle entre une cuisine régionale du Nord (Hanoi), plus fine, moins abondante en garniture, moins sucrée que celle du Sud (Saigon), où le lait de coco est souvent ajouté aux plats vietnamiens. La cuisine du centre (Hué) se caractérise par son goût relevé, l’emploi des produits de la mer et la sculpture des légumes, héritage magnifié de la cuisine impériale.
Le repas traditionnel vietnamien
Tout est disposé en même temps sur la table ou directement par terre sur une natte, où chacun pioche par petites quantités dans n’importe quel plat avec des baguettes (attention à ne pas les planter verticalement dans votre bol, rappelant les bâtons d’encens pour les morts). La tradition veut que ce soit l’ancien qui commence et convie tout le monde à commencer à manger. Le tout s’arrose de la bia (bière) ou d’alcool de riz.