New Delhi, capitale de l’Inde et symbole de la puissance émergente du pays, est un centre névralgique qui abrite des institutions politiques, culturelles et économiques. Cependant, cette ville dynamique fait face à des défis environnementaux et sociaux alarmants, principalement liés à une pollution hors norme et à une densité démographique impressionnante.
Avec ses 32,9 millions d’habitants en 2024 (agglomération incluse), Delhi est aujourd’hui la deuxième agglomération la plus peuplée au monde, après Tokyo. Cet afflux de population exerce une pression colossale sur les infrastructures, la gestion des déchets et la qualité de l’air.
La capitale indienne est tristement célèbre pour ses niveaux de pollution de l’air parmi les plus élevés au monde. L’une des sources principales est la combustion de combustibles fossiles, combinée à une urbanisation anarchique. Selon l’OMS, 35 des 50 villes les plus polluées au monde se trouvent en Inde, New Delhi occupant souvent les premières places de ce classement. Les polluants principaux incluent :
Particules fines (PM2.5 et PM10) : En 2023, le niveau moyen annuel de PM2.5 atteignait 98 μg/m³, bien au-dessus des 5 μg/m³ recommandés par l’OMS. Ces particules proviennent majoritairement des transports, de la combustion du charbon et de l’industrie.
Dioxyde de soufre et oxydes d’azote : Les centrales thermiques situées autour de Delhi émettent ces gaz à des niveaux inquiétants.
Pollution par les véhicules : Avec plus de 12 millions de véhicules, New Delhi est une des villes les plus encombrées au monde. La consommation massive de carburants à faible efficacité contribue à l’épais smog omniprésent.
Les conséquences sur la santé publique sont désastreuses : augmentation des maladies respiratoires chroniques, des allergies, et des pathologies cardiovasculaires. Une étude menée en 2021 par le Lancet dénombrait environ 54 000 décès prématurés liés à la pollution dans la ville chaque année.
Ici, il s’agit de photos que j’ai prises à 14 h. La ville est couverte d’un smog épais. Dès que vous sortez, vous vous grattez, vos yeux pleurent et je vous conseille fortement de porter un masque. Rester 2 jours à New Dehli est pénible, mais plus de 33 millions de personnes y vivent journellement et ne changent absolument pas leur manière de consommer. Malgré la pollution, tout le monde continue à jeter ses déchets sur le sol.
La croissance démographique de New Delhi, alimentée par l’exode rural et une natalité encore élevée, pose de sérieux problèmes de gestion urbaine. La surpopulation entraîne :
Pénurie de logements : Les bidonvilles prolifèrent, logeant près de 20 % de la population de Delhi dans des conditions précaires.
Dégradation des infrastructures : Le réseau d’assainissement est saturé, les ordures non collectées s’amoncellent, et les coupures d’eau sont fréquentes.
Stress hydrique : Avec une demande en eau potable qui excède l’offre, de nombreux habitants dépendent de sources non fiables et souvent contaminées.
Embouteillages et bruit : En moyenne, les habitants passent 1,5 à 2 heures par jour dans le trafic, aggravant la qualité de vie et les niveaux de stress.
En plus de la pollution de l’air, New Delhi affronte une pollution de ses ressources en eau. La Yamuna, fleuve vital de la région, est aujourd’hui l’un des cours d’eau les plus pollués au monde. L’évacuation incontrôlée des eaux usées, combinée à un usage excessif des produits chimiques agricoles, rend la situation critique. Par ailleurs, le problème de gestion des déchets reste aigu, les décharges à ciel ouvert formant des montagnes de détritus toxiques.
New Delhi consomme environ 11 milliards de litres d’eau chaque jour, mais la moitié est perdue à cause des fuites et du gaspillage.
La ville génère plus de 9 500 tonnes de déchets par jour, dont seulement 15 % sont recyclés.
En novembre, le smog de Delhi peut atteindre des niveaux si élevés que certaines écoles ferment temporairement.
Chaque hiver, les pratiques agricoles voisines de brûlage des résidus de culture (stubble burning) amplifient la pollution atmosphérique.
L’aéroport international Indira Gandhi de New Delhi est le plus fréquenté d’Inde et parmi les 10 plus fréquentés au monde.
La saison des moussons apporte un soulagement à la chaleur, mais provoque souvent des inondations massives en raison de systèmes de drainage obsolètes.
Environ 20 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, malgré la richesse et le dynamisme économique environnants.
L’électricité est principalement produite à partir de charbon, aggravant les émissions de CO2.
La température à Delhi peut atteindre 48°C en été, faisant de la région une des plus chaudes de l’Inde.
La faune urbaine de la ville comprend des singes, qui causent parfois des problèmes, car ceux-ci se nourrissement presque exclusivement de déchets et les éparpillent partout.
L’Inde génère quotidiennement une quantité significative de déchets solides. Selon les données disponibles, le pays produit environ 65 millions de tonnes de déchets solides par an, soit une moyenne d’environ 178 000 tonnes par jour.
Cette estimation inclut les déchets ménagers, industriels et autres types de déchets solides.
Il est important de noter que la production de déchets en Inde est en constante augmentation, en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide et de l’évolution des modes de consommation. Les projections gouvernementales estiment que la production annuelle de déchets pourrait atteindre 165 millions de tonnes en 2031 et 436 millions de tonnes en 2050.
Cette augmentation pose des défis majeurs en matière de gestion des déchets, nécessitant des infrastructures adéquates et des politiques efficaces pour minimiser l’impact environnemental et sanitaire.
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