
Koh Dach, également appelée l’île de la Soie, est située dans le fleuve Mékong à proximité de Phnom Penh, au Cambodge. Elle est célèbre pour sa tradition ancestrale de tissage de la soie, un art transmis de génération en génération par les habitants. L’île offre un paysage rural pittoresque, entre vergers luxuriants et rizières, qui témoigne d’une agriculture traditionnelle encore préservée.
Les visiteurs y découvrent une atmosphère paisible et authentique, loin de l’effervescence urbaine, ainsi que des ateliers artisanaux mettant en valeur un savoir-faire unique.
Pour vous rendre sur l’île de la Soie (Koh Dach) en utilisant l’application Grab, vous pouvez entrer « Koh Dach Ferry Terminal » comme destination. Ce terminal de ferry se trouve au nord de Phnom Penh, à environ 12 km du centre-ville. Une fois arrivé au terminal, vous prendrez le ferry pour traverser le Mékong jusqu’à l’île. Les ferries opèrent généralement de 8h00 à 20h00.
Le coût du trajet en ferry est d’environ 1 000 riels par personne (environ 0,25 €). Si vous voyagez avec votre propre moto ou scooter, le prix est de 3 000 riels (environ 0,75 €) par personne.
Une fois sur l’île, vous pouvez explorer les villages de tisserands, les temples bouddhistes et profiter de la plage saisonnière au nord de l’île pendant la saison sèche. N’oubliez pas d’apporter de la crème solaire, de l’eau et de l’argent liquide, car les paiements par carte sont rares sur l’île.
Sur l’île de la Soie (Koh Dach), la majorité des familles perpétuent la tradition du tissage de la soie et du coton. Presque chaque maison en bois sur pilotis abrite un ou plusieurs métiers à tisser traditionnels. En vous promenant sur l’île, vous aurez l’occasion de visiter ces ateliers familiaux, d’observer les artisans au travail et d’échanger avec eux sur leur savoir-faire ancestral.
Il n’existe pas d’ateliers spécifiques répertoriés avec des adresses précises, car le tissage est une activité domestique largement répandue sur l’île. Pour une expérience authentique, il est recommandé de se balader à pied ou à vélo à travers les villages. Les habitants sont généralement accueillants et ouverts à partager leur métier avec les visiteurs. N’hésitez pas à entrer en contact avec eux pour découvrir le processus de tissage et, éventuellement, acheter des produits artisanaux directement auprès des producteurs.
Si vous préférez une visite guidée, certaines agences locales proposent des excursions incluant la découverte des ateliers de tissage sur l’île de la Soie. Ces visites offrent une immersion culturelle enrichissante et facilitent les interactions avec les artisans locaux. En explorant l’île, vous pourrez également visiter le temple de Samaki, profiter de la plage et vous immerger dans la vie quotidienne des habitants, rendant votre expérience à Koh Dach encore plus mémorable.
L’élevage des vers à soie, aussi appelé sériciculture, est une pratique ancestrale qui consiste à élever des vers pour produire de la soie. Voici tout ce que tu dois savoir sur ce processus fascinant !
L’espèce utilisée : le Bombyx mori
Le ver à soie est la larve du papillon Bombyx mori, une espèce domestiquée depuis plus de 5000 ans, notamment en Chine et en Asie du Sud-Est. Ce papillon ne peut plus voler et dépend entièrement de l’homme pour survivre.
L’incubation des œufs
Une femelle Bombyx mori pond environ 300 à 500 œufs.
Ces œufs sont incubés à une température stable (25-28°C) pendant 10 à 14 jours, jusqu’à l’éclosion.
L’alimentation des larves
Les jeunes chenilles sortent des œufs et sont nourries exclusivement avec des feuilles de mûrier blanc, leur seule source de nourriture.
Pendant 25 à 30 jours, elles grandissent et muent 4 fois avant d’atteindre leur taille adulte (8-10 cm de long).
La formation du cocon
Une fois leur croissance terminée, les vers cherchent un support pour s’accrocher et commencer leur métamorphose.
Ils sécrètent un fil de soie continu, long de 300 à 900 mètres, pour fabriquer un cocon protecteur.
Cette phase dure 3 à 4 jours, et le ver utilise une sécrétion de fibroïne et de séricine pour coller les fils entre eux.
La récolte des cocons
Si on veut récupérer la soie, on ne laisse pas le papillon éclore, car il casserait les fils du cocon en sortant.
Les cocons sont donc plongés dans l’eau chaude pour tuer la chrysalide et dissoudre la séricine.
Ensuite, les fils de soie sont déroulés et filés ensemble pour créer un fil plus épais.
Ici les cocons et le filage de la soie
Filage : Les fils sont enroulés et assemblés pour former un fil utilisable.
Teinture : La soie brute peut être teintée avec des pigments naturels ou synthétiques.
Tissage : Les fils sont tissés sur des métiers traditionnels ou industriels pour fabriquer des étoffes.
Un travail manuel long mais qualitatif
La sériculture est surtout développée en Chine, Inde, Cambodge, Thaïlande et Vietnam. Au Cambodge, notamment sur l’île de la Soie (Koh Dach), la production de soie est une tradition importante.
Un seul cocon peut produire 900 mètres de fil de soie.
🦋 Les vers à soie consomment 50 000 fois leur poids en feuilles de mûrier avant de fabriquer leur cocon.
🧵 Pour fabriquer un kimono en soie, il faut environ 5000 vers à soie !
🌿 Il existe aussi de la soie « cruelty-free » (Ahimsa silk), où l’on laisse le papillon éclore avant d’utiliser le cocon.
C’est une fibre naturelle brillante, douce et résistante.
Elle est thermorégulatrice, idéale pour toutes les saisons.
Sa production est longue et demande un savoir-faire artisanal unique.
Attention, ce centre est un véritable attrape-touristes ! À la sortie du bac, je négocie un tuk-tuk pour visiter le village pour 6 000 riels. Il m’emmène directement dans ce centre. Voyageur aguerri, je flaire immédiatement l’arnaque.
On nous fait d’abord découvrir les vers à soie, puis admirer des échantillons de soie teinte et observer des femmes travaillant sur des métiers à tisser. Le discours est bien rodé : tout cela appartient à la même famille, un savoir-faire ancestral… Soit.
Vient ensuite l’inévitable passage par la boutique. Le choix d’écharpes tissées sur place est vaste et les pièces sont superbes. Mais sous une table, j’aperçois des caisses marquées en chinois. Intrigué, je demande à jeter un papier et passe derrière. Là, dans une poubelle, des sacs plastiques d’emballage trahissent la supercherie : ces fameuses écharpes artisanales sont en réalité des produits industriels fabriqués en Chine. Tout n’était qu’une mise en scène.
Restons positifs : le guide était sympathique et ne m’a demandé que 10 000 riels. Le tuk-tuk, quant à lui, m’a réclamé la même somme après m’avoir vu payer le guide. Au final, c’était une expérience intéressante, surtout d’un point de vue sociologique. Il est fascinant de constater à quel point le touriste moyen se laisse berner. Mais après tout, cela fait vivre des gens qui en ont besoin. Alors, pourquoi pas ?
De fils de soie á des superbes écharpes
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