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Les temples d'Angkor

Un patrimoine unique

Angkor, dans la province du nord du Cambodge de Siem Reap, est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. Le site s’étend sur environ 400 kilomètres carrés et consiste en une foule de temples, de structures hydrauliques (bassins, digues, réservoirs, canaux) et de routes de communication. 


On date les débuts de la civilisation Khmère au VIIème siècle. Malheureusement il n’en reste quasiment aucune trace car toutes les constructions étaient en bois. Il faudra attendre le IXème et l’utilisation massive de pierres de grès pour conserver des traces de la grandeur de cet empire.

Sommaire

Centre du Royaume Khmer

C’est au IXème siècle que seront édifiés les premiers bâtiments en briques comme le Préah Kô, quelques années avant l’édification du premier temple-montagne en grès par le roi Jayavarman II qui choisit d’assoir son pouvoir en créant une nouvelle capitale au nord du grand lac de Tonle Sap. Cette situation géographique permet de bénéficier des richesses du lac en poissons et de la possibilité d’irriguer de vastes rizières. L’ensemble des temples qui sera alors bâti sert à unifier l’empire. Ils affirment également la puissance royale qui est à la fois religieuse et politique, le roi étant le représentant des dieux sur terre. La religion officielle, au départ brahmanique deviendra bouddhiste sous diverses formes au cours de l’Histoire.

Capitale

La capitale centrale pourra abriter au fil de l’histoire de 800 000 à près d’un million d’habitants. Chaque souverain est un roi-bâtisseur, édifiant de nouveaux temples, déplaçant même parfois le centre de la capitale, organisant tout autour des cités immenses, et construisant au fil des siècles un système hydraulique gigantesque permettant l’irrigation des cultures et la maitrise des inondations dues à la mousson. On en retrouve encore aujourd’hui la trace avec les douves aux dimensions impressionnantes et les barays autour des grands temples.

Architecture

Pendant plusieurs siècles, Angkor a été le centre du royaume khmer. Avec des monuments impressionnants, plusieurs différents plans urbains anciens et de grands réservoirs d’eau, le site est une concentration unique de traits témoignant d’une civilisation exceptionnelle. Des temples comme Angkor Vat, le Bayon, Preah Khan et Ta Prohm, exemples par excellence de l’architecture khmère, sont étroitement liés à leur contexte géographique et aussi empreints de signification symbolique.

Hiérarchie sociale

L’architecture et le plan des capitales successives témoignent d’un haut niveau d’ordre et de hiérarchie sociale au sein de l’empire khmer. Angkor est donc un site majeur illustrant les valeurs culturelles, religieuses et symboliques, outre qu’il présente une grande importance architecturale, archéologique et artistique.

L’ensemble d’Angkor présente l’art khmer depuis ses débuts au 9e siècle jusqu’à son terme au 14e siècle et on y trouve un grand nombre de chefs-d’œuvre artistiques indiscutables (par exemple Angkor Vat, le Bayon, Banteay Srei).

Fait étonnant

Le parc est habité, et de nombreux villages, dont certains des ancêtres datent de la période angkorienne sont dispersés dans le parc. La population pratique l’agriculture et en particulier la riziculture.

L’empire khmer

Il s’est étendu entre le 9e et le 14e siècle sur la majeure partie de l’Asie du Sud-Est ; il a eu une influence très formatrice sur l’évolution politique et culturelle de la région. Tout ce qui reste de cette civilisation est son riche patrimoine de constructions religieuses de briques et de pierres.

La gestion du site d’Angkor, qui est habité, prend aussi en considération la population visant dans le bien en l’associant à la croissance économique touristique afin de réaliser un développement durable et de réduire la pauvreté.

Angkor Vat

C’est le plus grand et le mieux restauré des temples, véritable emblème du Cambodge, a été bâti sous le règne de Suryavarman II à partir de 1113. Il allait offrir au monde l’exemple le plus parfait de l’Art Khmère qui attire aujourd’hui plus d’un million de visiteurs par an. Le roi Jayavarman VII (1181-1218), vainqueur triomphant contre les Chams, fut un grand bâtisseur, offrant à Angkor le spectaculaire Bayon avec ses tours à quatre visages au sein d’Angkor Thom, et le temple Ta Prohm en hommage à sa mère. Souverain encore aimé par le peuple pour avoir construit de nombreux hôpitaux, il institua le Bouddhisme comme religion d’état, ce qui modifia profondément la morphologie d’ Angkor.

Bayon

Le temple du Bayon est un point de repère important dans la ville d’Angkor, situé au nord d’Angkor Vat. Ce temple bouddhiste est célèbre pour ses 216 visages de Bouddha sculptés en pierre, que vous pouvez compter en vous promenant dans les jardins du temple. Aujourd’hui, 37 de ces piliers sont encore debout et visibles.

Preah Khan

Occupant une superficie de 56 ha, Preah Khan était le centre de diffusion de la culture khmère. Il était une université bouddhique d’Angkor dédié en l’honneur de la victoire de Jayavarman VII contre les Chams. Durant l’âge d’or de l’empire angkorien, il accueillait plus de 1 000 professeurs.

Ta Prohm

Localisé dans la partie est d’Angkor et envahi par la végétation, Ta Prohm est considéré comme un site naturel. On y trouve des arbres centenaires appelés « Tetrameles nudiflora » dont les racines sont littéralement entrelacées entre les pierres au-dessus des temples. Leurs grosses racines recouvrent le temple et essaient de dessiner une image mystique.

Banteay Srei

Récemment restauré, le petit temple de Banteay Srei est construit en 967 pour honorer la divinité Shiva. En contraste avec les autres temples, ce monument se démarque à travers ses sculptures en relief. Presque tous ses recoins sont entièrement décorés avec des dessins en relief. Pendant la visite de ce monument, il est aussi très important de bien observer les linteaux des portes qui portent des gravures encadrant des scènes de la mythologie brahmanique.

Le déclin et l’abandon d’Angkor

Les scientifiques butent encore sur l’énigme du déclin d’Ankgor et de l’extinction progressive de la civilisation Khmère. Une des premières raisons est la sessession des Thaïs, et leur puissance retrouvée en leur royaume de Siam à Sukhotai. Ils occupent Angkor en 1431 et en détruisent ses protections religieuses et ses digues. Les dernières missions scientifiques internationales, qui ont scanné au laser tout le site d’Angkor, émettent l’hypothèse de changements climatiques brutaux. De violentes moussons alternant avec de très longues périodes de sécheresses auraient rendu inutilisable le génial et titanesque système d’irrigation des cités-temples. Les rois quittèrent alors Angkor pour se replier dans la plaine du Mékong puis au Sud du Grand-Lac. La jungle pu prendre sa revanche et commença lentement à se réapproprier le site en submergeant les pierres.

Futur

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco, Angkor doit toujours affronter des périls passés et présents qui fragilisent son futur : le pillage à grande échelle, les ravages de la guerre ainsi que sa protection face au tourisme de masse. 

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