Lieu d’une importante catastrophe minière survenue le 8 août 1956 qui coûta la vie à 262 mineurs de 12 nationalités différentes, la première mission du Bois du Cazier est d’en préserver la mémoire…
Cet espace est un centre d’interprétation consacré à la tragédie, à la sécurité au travail et aux phénomènes migratoires. Films, photographies, témoignages et explications techniques relatent, heure par heure, jour par jour, la catastrophe et les opérations de sauvetage.
Couverte par la presse internationale pendant de nombreuses semaines, la catastrophe est ensuite à l’origine d’une prise de conscience de la condition des ouvriers mineurs et des normes de sécurité dans cette industrie.
Elle a été provoquée suite à un malentendu entre les travailleurs du fond de la mine à -975 mètres et la surface: lors du démarrage de la cage remontant le charbon, un des deux wagonnets qu’elle contenait a accroché une poutrelle, endommageant gravement une canalisation d’huile, détériorant deux câbles électriques à haute tension et provoquant la rupture d’une conduite d’air comprimé. Le feu a gagné rapidement la mine provoquant de lourdes pertes humaines.
La matinée du 8 août 1956 était ensoleillée, comme les autres en ce mois d’août. Au charbonnage du Bois du Cazier, peu après 8 heures, les 274 ouvriers de la pause du matin viennent de descendre dans le puits Saint-Charles pour débuter le travail.
Subitement, une épaisse fumée noire mêlant cendres et suies sort du puits, visible à des kilomètres à la ronde. Dès 8h30, une radio française annonce la catastrophe, suivie rapidement par les radios et télévisions belges, ainsi que celles du monde entier.
Le site du Bois du Cazier C’est une erreur de manipulation qui est à l’origine de l’incendie qui se déclenche au fond du puit. Vers 8h10, la cage se présente à l’étage 975 et s’y arrête. Elle n’est cependant pas destinée à cet étage. Le préposé, pensant devoir y placer les berlines (wagonnets de mine), y envoie une berline remplie de charbon.
Normalement, un wagonnet rempli en chasse un vide de la cage. Suite à une défaillance, le wagonnet rempli entre partiellement dans la cage, et ne chasse pas entièrement le wagonnet vide.
Avant d’avoir pu évacuer l’une des deux berlines, la cage remonte soudainement vers la surface. L’un des deux wagonnets se heurte violemment contre une poutre ; celle-ci arrache deux câbles électriques à haute tension, les câbles téléphoniques, une conduite d’huile sous pression, et les tuyaux d’air comprimé.
L’arc électrique formé par les câbles à haute tension est en contact avec la conduite d’huile sectionnée, provoquant un incendie, attisé par l’air comprimé qui s’évacue suite aux dégâts occasionnés aux tuyauteries par les berlines.
Le feu attaque les boiseries de la mine, et rapidement, l’incendie se propage dans les galeries. Une épaisse fumée noire s’évacue par le second puits. L’air au sein de la mine devient de moins en moins respirable. Le monoxyde de carbone se répand dans les galeries.
Les deux puits ne peuvent plus être utilisés par les secours, l’un bloqué par la cage, l’autre par la fumée de l’incendie. 274 mineurs sont à ce moment dans la mine. Répartis entre les étages allant de moins 170 à moins 1035.
Vers 8h25, six hommes parviennent à la surface, remontant de l’étage 1035. Un de leur collègue est resté en bas, afin de demander à la surface la remontée de la cage, qui part sans lui.
A 9h10, le second puits est en feu. Sous la chaleur, les câbles des cages se rompent, et celles-ci dévalent au fond des puits. Il n’y a désormais plus moyen de descendre dans la mine par les puits I et II. Il ne reste que le troisième puits en creusement à l’époque.
Ce puits va permettre aux sauveteurs d’atteindre le niveau 765 avec difficulté, mais il n’y a plus aucune trace de vie.
Devant les grilles du charbonnage commencent à se presser les familles des mineurs et les habitants du quartier, alertés par la fumée. A 15h, soit 7 heures après le début de la tragédie, les sauveteurs pénètrent dans le puits numéro I, celui où l’incendie s’était déclaré. Ils retrouvent au niveau 715 trois hommes abrités sous une berline, et trois hommes dans le bouveau de retour d’air.
Ces six mineurs seront les derniers retrouvés en vie. Les recherches se poursuivront jusqu’au 22 août, où la triste et célèbre phrase ‘tutti cadaveri ‘sera prononcée par les sauveteurs remontant de 1035 : il n’y a plus aucun survivant.
Le dernier corps ne sera remonté qu’en décembre 1957. Le monument aux victimes dans le cimetière de Marcinelle où sont enterrés des victimes du Cazier Le Cazier aura ce 8 août 56 tué 262 mineurs : 136 italiens, 95 belges, 8 polonais, 6 grecs, 5 allemands, 5 français (dont plusieurs algériens), 3 hongrois, 1 anglais, 1 hollandais, 1 russe et 1 ukrainien.
Il va falloir quatre mois pour remonter les corps des victimes. Les dépouilles des mineurs sont inhumées autour d’un mémorial dans le cimetière de Marcinelle, situé à proximité immédiate du charbonnage. Cette catastrophe va modifier les conditions de travail des mineurs en Belgique, ainsi qu’en Europe.
L’Italie va suspendre l’envoi de main d’oeuvre dans les charbonnages belges. Les recruteurs devront désormais se tourner vers d’autres pays pour trouver des hommes prêts à descendre dans les mines. La Belgique signe de nouveaux accords bilatéraux avec l’Espagne, la Grèce puis le Maroc et la Turquie.
Ailleurs, les mineurs travaillent toujours aujourd’hui dans des conditions plus que difficiles, notamment en Chine où les mines sont les plus meurtrières au monde, et où les catastrophes ne cessent de se succéder…
Source : charleroi-decouverte
Tres impressionnant, vous avez en exposition des objets et reconstitutions qui vous donnent un aperçu réel de la vie de ces mineurs. Nous sommes admiratifs face au courage qu’ils devaient avoir pour descendre dans la mine.
A voir sur le site : le musée du verre
Ce site dispose aussi d’ateliers. Le travail de forge et de fonderie ainsi que le soufflage du verre au chalumeau. Animés par des artisans, ces lieux sont accessibles au public à l’occasion de démonstrations et de stages.
Important, ce site regroupe également et le musée de l’industrie.
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