Le 10 juin 1896, les chantiers Dubigeon de Chantenay sur Loire lancent sur les flots ce bâtiment à la coque en acier rivetée et soudée de 51 mètres de long, équipé de trois mâts lui permettant d’adapter sa voilure pour naviguer par tous les temps. Jusqu’en 1913, il sera utilisé pour faire du commerce transatlantique entre la France, le Brésil puis vers la Guyane et les Antilles. Le célèbre chocolatier Meunier emploie le navire pour transporter les fèves de cacao vers l’Europe.
Son nom, le navire le tient de Belém qui est une ville de l’estuaire des fleuves Tocantins et Pará, dans le nord du Brésil, et la capitale de l’État du Pará. Car c’est là qu’il a commencé ses premières missions.
Le Belem est aujourd’hui l’un des derniers trois mâts gréés à phares carrés encore en navigation. Les spécificités de son grément en font un trois-mâts barque : le mât de misaine (à l’avant) et le grand mât (au centre) sont gréés en voile carrées alors que le mât d’artimon (à l’arrière) porte un gréement aurique (une brigantine et une flèche).
Le Belem possède un quatrième mât, incliné à l’avant et surplombant l’étrave, appelé mât de beaupré. Ses vergues volantes permettent de rapidement réduire la voile dans les hauts de la mâture. Le Belem porte son gréement d’origine, l’équipage maîtrise les savoir fire pour le manœuvrer comme au XIXe.
Permet de servir 128 repas par jour en 4 services : 11h, 12h, 19h et 20h. L’équipage et les navigants sont conviés à table au son de la cloche située au mât de misaine.
Ayant été stagiaire à bord, je peux vous garantir que tous les produits sont que qualité. Ici, pas de produits industriels, mais un vrai cuisinier aidé d’une assistante qui vous prépare de bons plats.
On y trouve l’ensemble des outils modernes et traditionnels qui permettent au maître charpentier d’effectuer en mer certaines réparations indispensables et d’entretenir les boiseries.
Le charpentier de marine est un spécialiste de la construction navale maitrisant des savoir-faire traditionnels. Le métier est conservé et transmis au sein de l’équipage du Belem
Le bosco entrepose dans cer espace les outils et matériaux destinés à l’entretien du navire et du grémant. Une machine à coudre professionnelle permet de réparer les voiles en cours de saison et en période d’hivernage. Le bosco perpétue un savoir faire rare, rpéservé à bord du Belem
C’est le pont supérieur d’où sont effectuées les manœuvres et l’ascension du grand mât situé au centre du navire (34 m au-dessus du niveau de la mer). Il permet d’accueillir du public pour de grands évènements. L’équipage y entrepose les équipements de sauvetage et annexes.
Le Belem navigue grâce à un équipage mixte composé de 16 marins professionnels issus de la marine marchande, instructeurs embarqués pour une période de 45 jours en moyenne ; ce sont des civils formés à la navigation de commerce.
L’équipage se compose de 5 officiers (un capitaine, un second capitaine, un chef mécanicien et deux lieutenants), deux cuisiniers professionnels et un maître d’équipage ou « bosco » qui encadre huit matelots (gabiers) dont un maître charpentier. Le bosco assure le lien entre officiers et matelots.
Cette structure abrite l’ensemble des instruments nécessaires à la navigation et aux transmissions, une table à carte, une collection de documents nautiques et la barre de secours. Les manœuvres d’accostage et d’appareillage s’effectuent depuis le toit de la timonerie sur lequel montent les officiers.
Comme expliqué ci-dessus. Le 10 juin 1896, les chantiers Dubigeon de Chantenay sur Loire lancent sur les flots ce bâtiment. Un bateau à la coque en acier rivetée et soudée de 51 mètres de long. Equipé de trois mâts lui permettant d’adapter sa voilure pour naviguer par tous les temps. Jusqu’en 1913, il sera utilisé pour faire du commerce transatlantique entre la France et le Brésil. Ensuite, vers la Guyane et les Antilles.
En 1914, le Bélem est racheté par le Duc de Westminster qui le transforme en yacht de plaisance et l’équipe de moteurs. 7 ans plus tard, en 1921 le trois-mâts Belem est racheté par Sir Arthur Ernest Guinness. Celui-ci est vice-président des brasseries et grand amateur de navigation. Le Belem prend le nom de Fantome II.
Arthur Ernest Guinness fait le tour du monde en famille à bord de son « Happy Yacht » pendant une année, réempruntant le canal de Panama et de celui de Suez. A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, le navire est désarmé à l’île de Wight où il demeure durant tout le conflit.
En 1951, le Bélem change à nouveau de pavillon car il est racheté par la famille Cini de Venise qui le transforme en navire école pour les orphelins de la marine italienne.
Lorsque cette famille décide de se séparer de ce navire, il est racheté en 1978 par la Caisse d’Epargne, lui permettant de retrouver son pavillon français.
Il est alors confié à la fondation Bélem, une association chargée de veiller à la conservation du navire. Le Bélem est classé monument historique depuis 1984. Il multiplie chaque année les sorties publiques et les navigations pour aller à la rencontre d’un public toujours plus nombreux, ce qui permet à l’association de lever des fonds pour entretenir le voilier.
Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire du Bélem : Le site de la fondation
Ayant été stagiaire à bord du Belem, si mon histoire à bord et mes impressions vous intéresse : Lien vers mon histoire de stagiaire sur le Belem
Si l’aventure à bord du Belem vous tente, nous avons écrit un article sur comment lutter sur le mal de mer : Article sur le mal de mer