À l’époque de la ruée vers l’or, les politiciens bruxellois ont de beaux projets pour moderniser un quartier populaire et pauvre de Bruxelles : les Marolles. Marre de ces impasses sombres, larges d’à peine 2 mètres et qui s’étendent, tels des couloirs, sur 300 ou 400 mètres de long. On rase tout et on reconstruit des rues plus larges.
Mais où recaser les délogés ?
Aucun souci : il suffit de les faire embarquer sur le prochain navire pour les Amériques !
C’est ainsi que beaucoup de Bruxellois se sont retrouvés exilés de force sur le Nouveau Continent, et beaucoup ont atterri à Chicago.
Ne possédant rien, ils y étaient vus d’un mauvais œil et considérés comme des voleurs. Ils ont rapidement gagné le surnom d’hommes provenant des « gang » (littéralement « couloir » en néerlandais, ces fameuses impasses interminables) : les célèbres gangsters !
Ce Wallon a acheté l’île de Manhattan en 1626 aux indigènes pour presque rien.
Fils d’un Wallon émigré en Allemagne, Minuit est né à Wesel, dans le duché de Clèves, vers 1585. Ses ancêtres tournaisiens ont fui les Pays-Bas espagnols au temps des persécutions religieuses.
Etabli à Utrecht et en contact avec les églises réformées wallonnes de Leyde et d’Amsterdam, Minuit s’intéresse aux témoignages des pionniers wallons implantés depuis 1624 sur un vaste territoire situé entre les Etats actuels du New Jersey et du Connecticut. La Compagnie néerlandais des Indes occidentales charge alors Minuit de rédiger un rapport sur l’état des colonies, son organisation et ses potentialités commerciales. Minuit fait donc un aller-retour outre-Atlantique, rédige un rapport qui impressionne les Calvinistes, qui le renvoient à New Amsterdam avec le titre de gouverneur et la mission d’y établir une infrastructure qui favorise le commerce.
Le 4 mai 1626, Minuit débarque sur l’île des Manhattes, où la colonie ne compte encore qu’une trentaine de maisons. Le village est entouré de champs et vergers entretenus par des Wallons. Habitué à diriger des groupes, le nouveau gouverneur compose son conseil, et décide d’acheter l’île aux autochtones.
La cérémonie d’achat se serait déroulée le 26 mai ; et, selon les dires, Minuit aurait en échange offert aux Indiens des tissus, haches et autres ustensiles de cuisine.
Un petit résumé vraiment concis, car cette ville a un passé historique impressionnant.
L’origine du village de Bruxelles reste un mystère. Un évêque de Cambrai, Vindicien, y aurait séjourné vers 695. Le domaine est reconnu en 977, lorsque Charles de France, duc de Basse-Lotharingie, y fixe sa résidence. Petit à petit, la cité se transforme en centre urbain où se développe l’activité marchande, notamment l’industrie du drap.
Sous le règne des ducs de Bourgogne, la ville devient prospère grâce à la production de biens de luxe. De grands travaux comme l’Hôtel de Ville sont entamés. La région est ensuite touchée par les guerres de religion pendant les deux siècles suivants. Elle passe aux mains des Autrichiens, des Français puis des Hollandais.
En 1830, la Belgique obtient son indépendance. Bruxelles, sa capitale, acquiert un statut de ville mondiale. Elle se modernise et connaît un essor culturel : voûtement de la Senne, création d’une université, développement de l’art nouveau…
Bruxelles fût aussi la résidence temporaire d’autres célèbres français en exile, tels que Jacques-Louis David (de 1815 à 1825), Alexandre Dumas (1851), Charles Baudelaire (de 1864 à 1867), Napoléon IV (1870), Auguste Rodin (de 1870 à 1886) et Paul Verlaine (1872 to 1873).
Zénobe Gramme, né le 4 avril 1826 à Jehay-Bodegnée en Belgique et mort le 20 janvier 1901 à Bois-Colombes en France est un inventeur belge, à l’origine charpentier, puis électricien, à qui l’on doit une amélioration d’un générateur électrique à courant continu appelé dynamo Gramme ou machine de Gramme
Nous ne collectons pas les adresses pour vous expédier du spam, nous ne les vendons pas et l’utilisons exclusivement pour vous expédier notre magazine mensuel gratuit.