
Je suis venu seul avec un petit sac à dos pour découvrir le pays. Et, ce, en logeant chez l’habitant et en utilisant uniquement les transports en commun.
Avant de partir, plusieurs personnes m’ont dit, attention, c’est dangereux, tu es fou…
Un ami m’a dit que j’allais là-bas parce que les putes étaient à 10 euros la passe.
Eh bien non, ce pays n’est pas plus dangereux qu’un autre, mais surtout, ce pays est splendide.
Un des rares pays Européen encore préservé de l’ultraconsumerisme.
Mélange entre mer et montagne. Nature brute et sauvage.
Et, pour info, je n’ai jamais vu une seule prostituée.
Évidemment, ce peuple a le côté rude des Balkans. En revanche, une fois qu’on a pu discuter et lier la conversation, il s’agit de gens chaleureux et qui font tout pour t’aider. La problématique, c’est la langue, car peu de personnes de plus de 30 ans parlent couramment anglais. Les jeunes, toutefois, le parlent couramment parce qu’il s’agit de leur deuxième langue.
Attention cependant que tout le monde ne doit pas essayer d’entreprendre ce type de voyage seul. Car cela demande une grosse capacité d’adaptation, mais également aimer sortir de sa zone de confort. Il y a quand même des gros inconvénients lies essentiellement aux transports. Comme ici, les arrêts de bus ne sont pas marqués et qu’il n’y a pas d’horaires affichés ni de destinations. C’est complexe. Car entre les villes, il s’agit de différentes sociétés privées qui disposent de vieux bus ou minibus appelés fourgons.
Les prix sont dérisoires. Mais, c’est très lent car ils arrêtent constamment pour prendre et descendre des gens.
Avoir sa propre voiture est une manière idéale d’explorer le pays, comme c’est souvent le cas en Europe. Cette option est particulièrement avantageuse car elle offre une grande liberté de mouvement et permet de gagner du temps par rapport aux transports en commun.
Cependant, depuis l’étranger, la perspective de conduire en Albanie peut paraître complexe. Le réseau routier est généralement en moyen état, et la circulation peut être chaotique, avec de nombreux piétons et animaux longeant les routes. De plus, la signalisation routière est fréquemment insuffisante, et le style de conduite local peut être imprévisible, contribuant à une fréquence élevée d’accidents de la route. Il est donc conseillé de faire preuve de prudence au volant, et il est préférable d’éviter de conduire la nuit, surtout sur les petites routes.
Pour ceux qui ne possèdent pas de véhicule, le bus reste une alternative avec un réseau assez étendu qui relie villes et villages. Bien que les bus puissent être lents et pas toujours de premier choix, ils sont très abordables et restent une option. Il existe également des minibus, connus sous le nom de furgons, qui sont généralement plus rapides mais légèrement plus chers que les bus. Ils partent uniquement lorsqu’ils sont pleins et peuvent être assez encombrés à certains moments. Voir ci-dessous mon expérience en bus
Sans surprise, c’est à Tirana et dans les zones touristiques côtières que l’on trouve le meilleur et le plus grand choix d’hébergements. L’offre inclut des hôtels de différentes qualités, des appartements en location, des campings et des chambres chez l’habitant. Les prix, souvent indiqués en euros, sont généralement raisonnables, avec des options d’hébergement typiquement disponibles entre 30 et 40 euros.
Personnellement, nous utilisons dans tous les pays que nous visitons, les applications Agoda ou Booking.
Votre carte Visa (ou MasterCard dans une moindre mesure) vous permettra de retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, de plus en plus nombreux. Ils sont désormais présents presque partout, sauf dans les plus petites villes. Méfiez-vous des commissions élevées appliquées aux paiements par carte. (minimum 6 euro par retraits) En revanche, les cartes de crédit sont rarement acceptées, sauf dans les hôtels haut de gamme (à Tirana) et quelques restaurants et boutiques chics.
Alors si vous devez retirer au distributeur, retirez directement une grosse somme.
Personnellement, nous voyageons beaucoup et sommes passés d’une banque traditionnelle à une carte Wise
Ce qui diminue nos frais de change et nous permet une grande souplesse budgétaire.
Les banques sont ouvertes de 8h30 à 14h30. Les bureaux de change ont des horaires plus flexibles et leurs taux de change sont souvent plus avantageux que ceux des banques.
La cuisine albanaise, influencée par son histoire et ses divers conquérants, est riche et variée, avec des touches méditerranéennes, italiennes, grecques et surtout turques. Bien que la côte propose des restaurants classiques où l’on peut manger en bord de mer et que la capitale offre une gamme diversifiée de cuisines, il est souvent plus intéressant de choisir les petits restaurants locaux. Ces établissements, typiques avec leurs spécialités régionales, offrent un excellent rapport qualité-prix et sont répandus à travers tout le pays.
J’ai parcouru seul avec un sac à dos ce très beau pays. Mais :
Il y a des bus entre les différentes villes. Cependant, j’ai eu beaucoup de difficultés alors que je suis habitué à me débrouiller, à sortir de ma zone de confort. Et, que je visite plus de 20 pays par an.
Alors pourquoi :
a) Google ne reprend pas correctement les itinéraires et parfois, ils n’existent pas sur Google.
b) Les stations de bus ne ressemblent pas toujours à une station de bus et ne sont presque jamais en centre-ville. Vous devez donc marcher beaucoup ou trouver un bus de la ville pour vous amener à la station de bus.
c) Les arrêts de bus ne sont que très rarement signalés (pas de panneaux, pas d’abri bus, rien).
d) Une majorité des locaux ignorent où se trouve l’arrêt. Parce qu’ils ne prennent pas le bus tout simplement.
e) Vous devez vous armer de patience et demander, parfoi,s à plus de 20 personnes avant d’obtenir une réponse plus ou moins correcte.
f} Les bus de ville ont des horaires approximatifs.
Pour faire simple, il est préférable de parler anglais ou italien couramment et de vous adresser à des mois de 25 ans. Mais surtout d’être patient.
Il s’agit d’un pays musulman avec un islam ouvert et tolérant. Ici, les mosquées possèdent des minarets. Elles côtoient des églises catholiques ou orthodoxes. Et, ici, la tolérance est de rigueur. Pas de tchadors ou de fanatisme religieux comme l’imposent trop souvent les personnes venues du Maghreb dans nos pays d’Europe occidentale. Ici l’on prie Allah, mais la femme est en petit T-shirt et fréquemment en short. Ici, on n’est pas contre un petit verre de raki ou un bon petit verre de vin. La religion est une affaire personnelle et non un signe identitaire. Parce que pour un Albanais, le respect est important et le sens de l’honneur encore plus.
La ville vit au rythme du muezzin que l’on entend tout au long de la journée. 50% de la population est aujourd’hui musulmane (héritage ottoman) 10% sont catholiques , 7% orthodoxes, une partie est athée et tout ce petit monde tolérant semble vivre en parfaite harmonie sans heurts.
La présence de Mercedes est une caractéristique culturelle notable. Presque tous les Albanais conduisent une Mercedes ! Que ce soit dans les plus petits villages ou dans les quartiers huppés de Tirana, cette marque allemande est omniprésente. Réputée pour sa résistance sur les routes cahoteuses (surtout en montagne…), elle est également un symbole de prestige social. Bien sûr, toutes les voitures ne sont pas neuves et bon nombre ont déjà parcouru des centaines de milliers de kilomètres.
Le pays est parsemé de mini-bunkers, vestiges de l’ère de la dictature stalinienne. On en trouve le long des routes, sur les plages et même au cœur des villes. Autrefois, ils étaient tous les 100 à 150 mètres ! Bien que beaucoup aient été démantelés ces dernières années, leur nombre est tel que vous ne pourrez pas les manquer.
Une légende raconte l’histoire d’un héros antique, habile à l’arc, qui, dans sa jeunesse, sauva un aiglon d’un serpent venimeux. En guise de reconnaissance, l’oiseau lui offrit sa protection, la force de ses ailes et la vigueur de son regard. Réputé pour sa bravoure, invincible en un mot, il fut surnommé Shqipëtar, « l’homme-aigle », et fut porté sur le trône par son peuple. Ainsi, dit-on, l’Albanie prit le nom de « pays des Aigles ».
Certains pourront identifier le rituel du giro, la passeggiata du soir. Une fois la journée de travail terminée, il est temps de se détendre et de bavarder en famille (de 18h à 19h), puis entre amis (jusqu’à 21h), en déambulant le long de l’artère principale ou du front de mer, en échangeant des salutations, en discutant avec les voisins ou les connaissances, avant de s’installer pour un café ou un verre au bar.
Ayant parcouru l’Albanie hors des circuits touristiques traditionnels, je peux vous garantir que ce pays est de toute beauté. Cependant, il y a une mauvaise prise de conscience par rapport à l’écologie. Je ne parle pas ici de l’écologie de bobos pigeons que l’on pratique dans les pays d’Europe occidentale. (Extrémisme écolo qui consiste à faire payer des taxes qui rapportent de l’argent à des multinationales ou à nous pousser tous vers des véhicules électriques). Je vous parle de la vraie prise de conscience écologique qui est un acte individuel et qui consiste à ne pas jeter ses déchets plastiques dans la nature. Et, ce merveilleux pays est vraiment parsemé de déchets. Je ne me permettrais pas de juger, car il s’agit peut-être d’un problème financier lié au ramassage d’ordures, mais c’est réellement dommage de voir une si belle nature et de belles plages couvertes de détritus.
Préhistoire : La région qui est aujourd’hui l’Albanie a été habitée dès la préhistoire, comme en témoignent les artefacts et les structures trouvés lors de fouilles archéologiques.
Antiquité : Durant l’Antiquité, l’Albanie était principalement peuplée par les Illyriens, un groupe de tribus indo-européennes. Plus tard, elle a été partiellement conquise par les Romains et intégrée à l’Empire romain, ce qui a apporté des avancées en matière d’urbanisation, de culture et de commerce.
Après la chute de l’Empire romain, l’Albanie est passée sous le contrôle de divers empires, dont Byzance. Au Moyen Âge, la région a vu l’émergence du Royaume albanais et la figure emblématique de Skanderbeg, qui est devenu un héros national pour sa résistance contre l’Empire ottoman au XVe siècle.
L’Albanie a été une partie de l’Empire ottoman pendant environ 500 ans, de la fin du XVe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle. Cette période a profondément influencé la culture albanaise, notamment avec l’introduction de l’islam, qui est devenu la religion dominante de la majorité de la population.
L’Albanie a déclaré son indépendance de l’Empire ottoman en 1912. Toutefois, le pays a traversé des périodes d’instabilité politique, d’occupation étrangère et de changements de frontières au cours des guerres balkaniques et des deux guerres mondiales.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’Albanie est devenue une république populaire sous la direction d’Enver Hoxha, et elle s’est isolée de presque toutes les autres nations pendant la guerre froide, suivant une ligne stalinienne stricte.
Pour vous aider à comprendre cette période de dictature, j’ai écrit un article détaillé sur Enver Hoxha ici
Post-communisme : Après la mort d’Enver Hoxha et la chute du communisme au début des années 1990, l’Albanie a entamé une transition vers la démocratie et une économie de marché. Le processus a été difficile, avec des périodes d’instabilité économique et politique.
Depuis les années 2000, l’Albanie a cherché à se rapprocher de l’Union européenne, obtenir le statut de candidat en 2014, et a engagé des réformes importantes pour répondre aux critères d’adhésion.
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